Tous à pied

Pourquoi ?

Les chemins, sentiers, venelles sont des voies idéales pour les modes actifs que ce soit dans un but utilitaire ou de loisir.

Ces dernières années un véritable regain d’intérêt de la population est visible pour les chemins et sentiers notamment pour les déplacements quotidiens. Il existe en effet au sein de la population une prise de conscience des limites du « tout à la voiture » : engorgement du réseau, pollutions sonores et de l’air, changements climatiques… La population est demanderesse de voies appropriées pour se déplacer autrement, et notamment à pied et à vélo. De plus, ces modes de déplacements doux présentent de nombreux avantages en termes de santé publique ou encore d’autonomie des enfants et des non-motorisés.

Quelle meilleure manière de connaître son territoire que par la marche et grâce aux chemins et sentiers publics ?

L’objet de l’association Tous à Pied est le (re)déploiement d’itinéraires doux en site propre (chemins et sentiers), leur promotion et leur protection.

Pour qui ?

De nombreuses communes désirent répondre à cette attente et offrir à leurs habitants la possibilité de se déplacer autrement. Elles sont de plus en plus nombreuses à être conscientes des multiples intérêts de développer un réseau adapté aux déplacements doux. Malheureusement, l‘expertise et les disponibilités manquent pour répondre aux attentes, tant la matière peut s’avérer complexe et la tâche lourde.

Comment ?

Nous proposons de travailler en trois étapes :

Réaliser un inventaire. Ce premier volet aura pour objectif d’offrir un inventaire de droit et de fait des voies de communication publiques de la commune. L’étape d’inventaire de terrain va permettre de connaître l’état de tous les chemins et sentiers et d’en relever leurs caractéristiques propres. Afin d’intégrer les citoyens à la démarche en amont du projet, nous préconisons que cette étape soit réalisée par des citoyens bénévoles sur base de la méthodologie de Tous à Pied.

Le deuxième volet de l’étude vise à concevoir, avec l’aide de la population, un maillage structuré permettant de relier les villages et les quartiers entre eux, mais également les pôles principaux d’activités (administration communale, écoles, gare et points d’arrêts TEC, pôles touristiques, Etc.). Les itinéraires retenus auront pour objectif principal de créer un réseau adapté prioritairement aux déplacements utilitaires. Ils viseront donc à relier le plus directement possible un point à un autre tout en gardant à l’esprit l’aspect sécurité. Mais ce réseau servira également à la mobilité de loisir (promenade en famille, jogging, etc.) et renforcera l’offre touristique de la commune, en faisant découvrir le patrimoine communal ! Il est également important de préciser qu’un tel projet a toute son importance au niveau du réseau écologique.

Le troisième volet consiste à réaliser la conception et la cartographie d’un plan de balisage. La signalisation constitue un élément indispensable à la mise en œuvre d’un projet de réseau de mobilité douce, car elle en assure la visibilité et la promotion. Fort de son expérience en la matière, Tous à Pied proposera une cartographie détaillée de l’emplacement des balises à mettre en place sur le réseau.

Les trois volets peuvent être réalisés de manières indépendantes tant qu’une cohérence du projet peut être maintenue.

Personnes de Contact

FAQs liées

  • Comment puis-je connaître le statut d'un chemin ou d'un sentier ?

    Étape 1 : Vous rendre au service urbanisme de votre commune pour consulter l’atlas des voiries vicinales et vérifier si le chemin ou le sentier y est inscrit.

    Étape 2 : Si c’est le cas, vérifier s’il n’a pas fait l’objet d’un déplacement ou d’une suppression officielle. En cas de doute, vous pouvez aussi vous rendre au Service Technique Provincial pour affiner les recherches. Si ce n’est pas le cas, essayer de savoir si ce chemin ou ce sentier est repris comme voirie communale non reprise à l’atlas des voiries vicinales (ce que l’on appelait « voirie innomée » avant le décret relatif à la voirie communale du 6 février 2014).

    Étape 3 : Si ce n’est ni l’un, ni l’autre, il reste une possibilité de voir le chemin ou le sentier prendre un caractère public à partir du moment où il a été utilisé pendant plus de trente ans (prescription acquisitive prévue dans le cadre des articles 27, 28 et 27 du décret relatif à la voirie communale). Voir à ce sujet : « Créer, modifier et supprimer des voiries communales par l’usage du public ».

  • Qui doit entretenir les chemins et sentiers publics ?

    De manière générale, l’entretien des chemins et sentiers vicinaux incombe aux communes. Certaines voies font exception, celles-ci sont stipulées dans les annexes des Atlas des chemins et sentiers vicinaux. Pour les dégradations exceptionnelles, une remise en état ou une participation aux frais de celle-ci peut être exigée auprès des responsables de la dégradation.

  • F45b: Quelle est la législation qui autorise la modification d’un panneau F45 en F45b ?

    La législation permettait déjà implicitement de modifier le symbole du panneau F45 en fonction de la configuration concrète des lieux via l’article 12.12 du Code du gestionnaire.

    La loi du 10 juillet 2013 (publiée le 8 août 2013 au Moniteur) a officialisé cette situation en créant, en son article 2, le signal F45b, qui signifie : « voie sans issue, à l’exception des piétons et des cyclistes ». Celui-ci est inséré dans l’article 71 de l’arrêté royal portant sur le règlement général sur la police de la circulation routière. La loi précise également, en son article 3, que le gestionnaire de voirie est libre d’adapter le signal F45b pour expliciter chaque situation locale en la matière.