Tous à pied

Les marches exploratoires constituent un outil particulièrement intéressant de participation citoyenne pour en savoir plus sur un territoire précis. Il s’agit de convier la population à une marche (avec un ou plusieurs parcours) lors de laquelle leurs avis sur l’hospitalité des espaces publics aux piétons leurs seront demandés. Elles sont très complémentaires aux autres diagnostics réalisés par Tous à Pied.

Pourquoi ?

Les marches exploratoires permettent de recueillir l’avis des citoyens sur les points forts et faibles de la marchabilité, mais aussi de mieux connaître leurs attentes et besoins en tant qu’usager de l’espace public. Pour la bonne réalisation d’un projet de mise en avant des piétons, l’expertise de terrain des usagers se révèle être indispensable.

Pour qui ?

Ce projet s’adresse aux communes ou groupements de communes désireux de développer une mobilité plus durable sur leur territoire en favorisant les déplacements à pied. Les marches exploratoires sont tout à fait complémentaires à des projets plus larges en matière de mobilité.

Comment ?

Le projet dure environ 1 mois.

Les marches exploratoires sont organisées par notre équipe en soirée et/ou pendant la journée.

1. Avant les marches

Tout d’abord, la première étape est de trouver le pôle autour duquel la marchabilité des voiries sera analysée. Un cercle de 800 mètres sera tracé sur un logiciel de Système d’Informations Géographiques (SIG). C’est dans ce périmètre que les marches seront organisées.

Ensuite, il y a plusieurs possibilités :

  • définir un ou plusieurs parcours destinés au grand public ;
  • définir un ou plusieurs parcours destinés à des publics-cibles aux besoins et attentes spécifiques (femmes, enfants, étudiants, seniors, etc.).

Ces parcours peuvent se faire pendant la journée et/ou le soir.

Enfin, pour convier les citoyens à participer aux marches, une bonne communication est primordiale. Pour cela, les évènements doivent être relayés sur les réseaux sociaux, par les médias divers, etc.

2. Pendant les marches

Notre équipe anime les marches et recueille les commentaires des citoyens à l’aide de différents supports : cartes, questionnaires, tableau, etc.

3. Après les marches

Notre équipe traite l’ensemble des informations récoltées. En synthétisant les éléments récoltés en atouts, faiblesses et enjeux, il est dès lors possible de proposer des pistes d’amélioration de la marchabilité des voiries.

Concrètement, cela prend la forme d’une cartographie des points noirs sur lesquels des interventions stratégiques et localisées sont proposées. Trois types d’interventions seront envisagées :

  • ponctuelles ;
  • linéaires (le long d’un axe) ;
  • zonales (au sein d’une zone).

Personne de Contact

Personne de Contact

Rémy Huon

remy.huon@tousapied.be +32 81 390 711

FAQs liées

  • Comment puis-je connaître le statut d'un chemin ou d'un sentier ?

    Étape 1 : Vous rendre au service urbanisme de votre commune pour consulter l’atlas des voiries vicinales et vérifier si le chemin ou le sentier y est inscrit.

    Étape 2 : Si c’est le cas, vérifier s’il n’a pas fait l’objet d’un déplacement ou d’une suppression officielle. En cas de doute, vous pouvez aussi vous rendre au Service Technique Provincial pour affiner les recherches. Si ce n’est pas le cas, essayer de savoir si ce chemin ou ce sentier est repris comme voirie communale non reprise à l’atlas des voiries vicinales (ce que l’on appelait « voirie innomée » avant le décret relatif à la voirie communale du 6 février 2014).

    Étape 3 : Si ce n’est ni l’un, ni l’autre, il reste une possibilité de voir le chemin ou le sentier prendre un caractère public à partir du moment où il a été utilisé pendant plus de trente ans (prescription acquisitive prévue dans le cadre des articles 27, 28 et 27 du décret relatif à la voirie communale). Voir à ce sujet : « Créer, modifier et supprimer des voiries communales par l’usage du public ».

  • Qui doit entretenir les chemins et sentiers publics ?

    De manière générale, l’entretien des chemins et sentiers vicinaux incombe aux communes. Certaines voies font exception, celles-ci sont stipulées dans les annexes des Atlas des chemins et sentiers vicinaux. Pour les dégradations exceptionnelles, une remise en état ou une participation aux frais de celle-ci peut être exigée auprès des responsables de la dégradation.

  • F45b: Quelle est la législation qui autorise la modification d’un panneau F45 en F45b ?

    La législation permettait déjà implicitement de modifier le symbole du panneau F45 en fonction de la configuration concrète des lieux via l’article 12.12 du Code du gestionnaire.

    La loi du 10 juillet 2013 (publiée le 8 août 2013 au Moniteur) a officialisé cette situation en créant, en son article 2, le signal F45b, qui signifie : « voie sans issue, à l’exception des piétons et des cyclistes ». Celui-ci est inséré dans l’article 71 de l’arrêté royal portant sur le règlement général sur la police de la circulation routière. La loi précise également, en son article 3, que le gestionnaire de voirie est libre d’adapter le signal F45b pour expliciter chaque situation locale en la matière.