Tous à pied

Il s’agit d’un diagnostic détaillé de la marchabilité des espaces publics autour d’un pôle générateur de déplacements (service, commerce, école, etc.) dans un rayon prédéfini (généralement 800 mètres, soit environ 10 minutes de marche) pour ensuite proposer des pistes stratégiques de réaménagement de la zone en faveur des piétons, et plus largement en faveur de l’altermobilité.

Pourquoi ?

La marchabilité d’une voirie ou d’un espace public est sa capacité à accueillir les piétons. Dans la mesure où tout le monde est piéton et en sachant que la marche à pied est un mode de déplacement très complémentaire aux autres, aménager les espaces publics en faveur des piétons revient à améliorer l’altermobilité (un système de mobilité basé sur la marche, le vélo et les transports collectifs) de manière générale et à répondre aux besoins et attentes du plus grand nombre.

Ce diagnostic permet synthétiquement et thématiquement (confort, plaisir et protection) de révéler l’état actuel des espaces publics, de pointer leurs forces et faiblesses et d’imaginer les aménagements pouvant être réalisés.

Par ailleurs, il peut alimenter des documents d’urbanisme officiels comme les PCM, PICM, PUM, mais aussi les PCDR.

Pour qui ?

Il s’adresse aux communes ou groupements de communes désireux de déterminer si l’espace public autour d’un pôle générateur de déplacements (service, commerce, école, etc.) est accueillant pour les piétons grâce à des données objectives fournies par des experts sur la question.

Comment ?

Le projet dure environ 1,5 mois

1. Observation de la marchabilité des voiries

Sur le terrain, nous parcourons les places, rues, ruelles, venelles, chemins et sentiers en observant leurs atouts et les faiblesses en matière de marchabilité.

Les espaces publics sont analysés sous trois critères principaux : la protection, le confort et le plaisir.

2. Recommandations

En synthétisant les éléments récoltés, il est dès lors possible de proposer des pistes d’amélioration de la marchabilité des voiries. Trois types d’interventions seront envisagées :

  • ponctuelles ;
  • linéaires (le long d’un axe) ;
  • zonales (au sein d’une zone).

Personne de Contact

Personne de Contact

Rémy Huon

Tél: +32.81.390.711 / remy.huon@tousapied.be

  • Comment puis-je connaître le statut d'un chemin ou d'un sentier ?

    Étape 1 : Vous rendre au service urbanisme de votre commune pour consulter l’atlas des voiries vicinales et vérifier si le chemin ou le sentier y est inscrit.

    Étape 2 : Si c’est le cas, vérifier s’il n’a pas fait l’objet d’un déplacement ou d’une suppression officielle. En cas de doute, vous pouvez aussi vous rendre au Service Technique Provincial pour affiner les recherches. Si ce n’est pas le cas, essayer de savoir si ce chemin ou ce sentier est repris comme voirie communale non reprise à l’atlas des voiries vicinales (ce que l’on appelait « voirie innomée » avant le décret relatif à la voirie communale du 6 février 2014).

    Étape 3 : Si ce n’est ni l’un, ni l’autre, il reste une possibilité de voir le chemin ou le sentier prendre un caractère public à partir du moment où il a été utilisé pendant plus de trente ans (prescription acquisitive prévue dans le cadre des articles 27, 28 et 27 du décret relatif à la voirie communale). Voir à ce sujet : « Créer, modifier et supprimer des voiries communales par l’usage du public ».

  • Qui doit entretenir les chemins et sentiers publics ?

    De manière générale, l’entretien des chemins et sentiers vicinaux incombe aux communes. Certaines voies font exception, celles-ci sont stipulées dans les annexes des Atlas des chemins et sentiers vicinaux. Pour les dégradations exceptionnelles, une remise en état ou une participation aux frais de celle-ci peut être exigée auprès des responsables de la dégradation.

  • F45b: Quelle est la législation qui autorise la modification d’un panneau F45 en F45b ?

    La législation permettait déjà implicitement de modifier le symbole du panneau F45 en fonction de la configuration concrète des lieux via l’article 12.12 du Code du gestionnaire.

    La loi du 10 juillet 2013 (publiée le 8 août 2013 au Moniteur) a officialisé cette situation en créant, en son article 2, le signal F45b, qui signifie : « voie sans issue, à l’exception des piétons et des cyclistes ». Celui-ci est inséré dans l’article 71 de l’arrêté royal portant sur le règlement général sur la police de la circulation routière. La loi précise également, en son article 3, que le gestionnaire de voirie est libre d’adapter le signal F45b pour expliciter chaque situation locale en la matière.