Tous à pied

L'eau, un corridor écologique

Les cours d’eau et leurs abords sont de véritables corridors écologiques pour de nombreuses espèces d’oiseaux, de poissons, d’amphibiens et de mammifères. Ils sont linéaires tout comme les chemins et sentiers, et permettent à bons nombres d’animaux aquatiques, terrestres et aériens de circuler entre diverses zones naturelles pour répondre à leurs besoins essentiels pour survivre (se nourrir, se reproduire, se protéger des prédateurs, etc.).

La première cause de menace des espèces est l’atteinte à leurs milieux de vie. C’est une question de surface et d’isolement. Les réserves naturelles sont des espaces réduits, aux effectifs souvent insuffisants d’où des phénomènes de consanguinité et d’épidémies. Ce phénomène d’extinction s’accélère également avec le réchauffement climatique.

Les barrières (obstacles) à la libre circulation des espèces : agglomérations urbaines – voies routières et autoroutières – voies ferrées – sites éoliens, lignes à haute tension – pratiques agricoles et forestières – sur les rivières: seuils, barrages, écluses, moulins, étangs, ouvrages de franchissement des infrastructures, autant d’obstacles plus ou moins franchissables pour les organismes aquatiques, qui contrarient également le transit des sédiments (avec les conséquences d’enfoncement du lit à la clé).

Les éco corridors sont importants car ils permettent de maintenir des échanges réguliers entre populations de la même espèce, afin d’éviter l’enchaînement suivant :

Réduction de la taille de la population

Diminution de la diversité génétique

Baisse du pouvoir adaptatif

Augmentation de la mortalité

Voici un exemple d’animal pour qui les cours d’eau sont essentiels à sa survie en tant que corridor écologique :

Le cincle plongeur est un oiseau de la famille des Cinclidés qui vit sur les rives des cours d’eau rapides, dans les endroits rocailleux et escarpés et prioritairement en altitude. Il est identifiable par sa robe dans les tons bruns-roux, excepté son dos qui est gris et sa gorge blanche, et il mesure environ vingt centimètres. Il construit son nid tout près des cours d’eau car il se nourrit principalement d’insectes aquatiques, de petits crustacés et de mollusques (plus rarement : de têtards et de petits poissons, et parfois aussi d’œufs de poisson) dans les cours d’eau. Mais, il consomme aussi insectes, larves, vers de terre qui se trouvent aux abords de ces cours d’eau. Cet acrobate marche et court sur le sol, mais surtout il est un excellent nageur (malgré des pattes non palmées). Quand il repère une proie, il glisse sous la surface de l’eau, et peut même y marcher, ou carrément vole sous l’eau avec les ailes entrouvertes. Son plumage doux et dense lui offre une bonne isolation en milieu aquatique. Après le plongeon, il peut flotter vers le bas de la rivière sur une courte distance, avec les ailes partiellement ouvertes, avant d’émerger. On l’observe souvent effleurant la surface de l’eau pour y chasser des insectes présents à la surface de l’eau.

Source :

Qu’est ce qu’un corridor écologique ? | Trame verte et bleue

La FONCTION DES CORRIDORS ÉCOLOGIQUES « Ligue de Protection des oiseaux de la Nièvre (LPO 58)

Cincle plongeur -Cinclus cinclus (oiseaux.net)