Tous à pied

Ce diagnostic détaille la desserte piétonne (le territoire réellement accessible à pied) pour ensuite proposer des recommandations stratégiques de réaménagement de la zone en faveur des piétons, et plus largement en faveur de la mobilité active.

Pourquoi ?

L’analyse de la desserte piétonne permet d’avoir une vision claire de la zone de chalandise d’un pôle d’intérêt précis, donc du territoire réellement accessible à pied en un temps de marche déterminé. Elle pointe directement les atouts et faiblesses influençant positivement ou négativement la desserte. In fine, il est donc plus facile de prendre des décisions.

Le diagnostic permet également de mesurer les évolutions de la desserte piétonne d’un pôle si l’action est réalisée plusieurs fois sur un intervalle de temps déterminé.

Par ailleurs, il peut alimenter des documents d’urbanisme officiels comme les Plans Communaux de Mobilité (PCM), Plan Inter-Communaux de Mobilité (PICM), Plan Urbain de Mobilité (PUM), mais aussi les Plan Communaux de Développement Rural (PCDR).

Pour qui ?

Ce projet s’adresse aux communes ou groupements de communes désireux d’améliorer l’accès multimodal d’un pôle générateur de déplacements (service, commerce, école, etc.) en objectivant la desserte piétonne de celui-ci.

Comment ?

Le projet dure environ 1 mois.

La desserte est entendu ici comme les possibilités d’accéder à un pôle en un temps donnée dans un rayon prédéfini (800 mètres, soit environ 10 minutes de marche).

1. Récoltes de données d’informations géographiques

Avant de pouvoir analyser au mieux le territoire sous tous ses aspects, nous utilisons un logiciel de type Système d’Informations Géographique (SIG). Pour cela, en amont, nous avons besoins de bases de données essentielles (ensemble des voiries, cours d’eau, voies ferrées, bâti, photo aérienne) que nous pouvons facilement obtenir sur internet. Néanmoins, toutes les autres données supplémentaires mises à notre disposition sont intéressantes.

2. Inventaire juridique des voiries

Cette étape d’inventaire de la situation de droit des voiries communales est effectuée à l’aide des documents officiels en la matière comme l’Atlas des communications vicinales de 1841 et ses annexes, le plan cadastral de la région wallonne, etc. Cela permet de repérer les cheminements pédestres (sentiers et chemins) juridiquement existants dans la zone diagnostiquée qui pourraient être intéressants à réouvrir et de savoir quels sont les compétences de chaque autorité (communale ou régionale) sur chacune des voiries.

In fine, une cartographie générale de la situation de droit est réalisée.

3. Inventaire de terrain

En plus des données d’informations géographiques de base, il faudra repérer sur le terrain toute une série d’éléments qui vont impacter positivement ou négativement la desserte du pôle :

  • les passages, venelles, raccourcis informels, sentiers ;
  • les coupures linéaires (route importante, cours d’eau, chemin de fer, etc.) ;
  • les coupures surfaciques (urbanisation « imperméable » pour le piéton, terrain industriel, équipements sportifs, cimetières, etc.) ;
  • les micro-coupures (barrière, grille, etc.) qui générent détours et obstacles pour les piétons ;
  • les coupures temporaires comme par exemple un parc fermé la nuit.

4. Évaluation de la desserte piétonne

A partir de l’ensemble des données récoltées lors des étapes précédentes, on peut ensuite conclure sur la desserte piétonne du pôle en réalisant une cartographie synthétique (à l’aide d’un SIG) sur laquelle un cercle géographique de 800 mètres autour du pôle sera tracé en prenant en compte toutes les contraintes territoriales. De facto, cela traduira la desserte piétonne réelle au pôle.

En superposant les deux cercles (le premier étant le rayon d’analyse, le second le rayon la desserte piétonne), le rapport entre la desserte théorique et réelle du pôle peut être calculé.

5. Recommandations

Une série de recommandations stratégiques sont proposées à l’issu du diagnostic.

Personne de Contact

Personne de Contact

Rémy Huon

Tél: +32.81.390.711 / remy.huon@tousapied.be

FAQs liées

  • Comment puis-je connaître le statut d'un chemin ou d'un sentier ?

    Étape 1 : Vous rendre au service urbanisme de votre commune pour consulter l’atlas des voiries vicinales et vérifier si le chemin ou le sentier y est inscrit.

    Étape 2 : Si c’est le cas, vérifier s’il n’a pas fait l’objet d’un déplacement ou d’une suppression officielle. En cas de doute, vous pouvez aussi vous rendre au Service Technique Provincial pour affiner les recherches. Si ce n’est pas le cas, essayer de savoir si ce chemin ou ce sentier est repris comme voirie communale non reprise à l’atlas des voiries vicinales (ce que l’on appelait « voirie innomée » avant le décret relatif à la voirie communale du 6 février 2014).

    Étape 3 : Si ce n’est ni l’un, ni l’autre, il reste une possibilité de voir le chemin ou le sentier prendre un caractère public à partir du moment où il a été utilisé pendant plus de trente ans (prescription acquisitive prévue dans le cadre des articles 27, 28 et 27 du décret relatif à la voirie communale). Voir à ce sujet : « Créer, modifier et supprimer des voiries communales par l’usage du public ».

  • Qui doit entretenir les chemins et sentiers publics ?

    De manière générale, l’entretien des chemins et sentiers vicinaux incombe aux communes. Certaines voies font exception, celles-ci sont stipulées dans les annexes des Atlas des chemins et sentiers vicinaux. Pour les dégradations exceptionnelles, une remise en état ou une participation aux frais de celle-ci peut être exigée auprès des responsables de la dégradation.

  • F45b: Quelle est la législation qui autorise la modification d’un panneau F45 en F45b ?

    La législation permettait déjà implicitement de modifier le symbole du panneau F45 en fonction de la configuration concrète des lieux via l’article 12.12 du Code du gestionnaire.

    La loi du 10 juillet 2013 (publiée le 8 août 2013 au Moniteur) a officialisé cette situation en créant, en son article 2, le signal F45b, qui signifie : « voie sans issue, à l’exception des piétons et des cyclistes ». Celui-ci est inséré dans l’article 71 de l’arrêté royal portant sur le règlement général sur la police de la circulation routière. La loi précise également, en son article 3, que le gestionnaire de voirie est libre d’adapter le signal F45b pour expliciter chaque situation locale en la matière.