Tous à pied

Mur de pierres et biodiversité ?

Prenons quelques minutes pour nous attarder sur ce mur d’apparence ordinaire qui pourtant regorge de vie.

Les murs de pierres sèches sont aujourd’hui délaissés au profit de murs en briques, de béton, de fils barbelés, plus pratiques, mais offrant moins de surface exploitable pour la colonisation végétale et animale. Alors que ces mêmes vieux murs ou façades de maisons en pierres (sèches ou non) regorgent d’interstices, de trous, de volumes et formes diverses qui peuvent être exploités par le vivant.

Les premiers « utilisateurs » de ces cavités ne seront autre que des poussières voyageant dans le vent, déposées au gré de ses aléas, composées de résidus végétaux, de minéraux…

Façonnant les prémices du substrat des espèces dites « pionnières » qui vont coloniser la surface, on retrouve les lichens dans un premier temps, rapidement suivi par les bryophytes (les mousses).

Une fois qu’une partie de ceux-ci se décomposent, ils forment à leur tour un substrat permettant la colonisation d’autres espèces, dans le cas présent on retrouve souvent des Filicophytes (fougères) 

Puis, arrivent des plantes telles que les sedums (photo) bien adaptées à un milieu pauvre en eau (qu’elles ont la capacité de stocker dans leurs feuilles).

Les cavités disposent désormais d’un substrat suffisamment riche que pour voir émerger des graminées, suivies de plantes ligneuses (qui créent du « bois ») telles que le lierre.

 Notre mur est désormais hôte de nombreuses espèces végétales, une myriade d’insectes et d’animaux vont y trouver le gîte et le couvert et donc, ne pas tarder à le coloniser !