Tous à pied

Le buddléia (davidii) ou l’arbre à papillons, on en parle ?

Le buddleia de David est un arbuste largement répandu sur le territoire de la Belgique : de la friche au bord d’une route, jusque dans nos jardins, il présente un risque modéré d’invasion dans de nombreuses régions. De plus en plus présenté comme un faux ami du papillon, qu’en est-il ?

Commercialisé dans nos régions comme arbuste d’ornement pour les fortes odeurs (parfum) qu’il dégage et ses couleurs vives qui attirent de nombreux insectes, il est aujourd’hui interdit de vendre l’espèce (invasive) originaire de Chine, progressivement naturalisée à partir du XIX siècle.

Un problème de fleurs ?

En effet, malgré ses couleurs et effluves, le nectar produit par le buddleia est de qualité médiocre. En cause, un taux de sucre trop faible pour le papillon qui dépense plus d’énergie à venir butiner qu’il n’en retire grâce au nectar ingéré.

Un problème de feuilles ?

Les feuilles du buddleia se composent de plusieurs molécules organiques nocives comme l’aucubine, toxiques pour les chenilles et sur lesquelles elles ne pourront se développer entrainant la perte de la portée.

Une croissance rapide ?

Le buddleia a une croissance rapide, ce qui lui permet de prendre le dessus sur des arbres/arbustes indigènes (de nos régions). Phénomène qui est renforcé en cas d’épisodes de sécheresse ou d’appauvrissement du sol, empêchant parfois totalement la re/pousse d’espèces pionnières et indigènes présentes sur le territoire.

Des racines filantes ?

Le buddleia développe un système racinaire superficiel, offrant peu de résistance aux plantes en cas d’intempéries. Ils peuvent facilement être emportés, entrainant l’érosion accélérée des berges.

Quelles alternatives ? Que faire ?

De préférence n’en plantez pas et si possible déplantez ou supprimez vos buddléias.

Optez pour des espèces non-invasives et indigènes telles que : le charme, l’amélanchier, l’aubépine, le genet à balais, le buis, le noisetier, le sureau, la viorne lantane.

 Où en trouver ? Rendez-vous chez des pépiniéristes locaux, ils sont souvent de bon conseil !