Tous à pied

Le bruit

La pollution sonore issue de l’activité humaine ne cesse de croitre au gré de l’aménagement du territoire, et ce non sans répercussions sur le monde animal.

De plus en plus d’études soulignent le caractère alarmant du niveau des émissions sonores issues de nos activités entrainant des répercussions encore mal connues sur les populations animales. Hier, contenu dans les lieux de forte urbanisation. Il est aujourd’hui présent jusque dans les zones naturelles protégées (jusque-là préservées).

De nombreuses espèces qui communiquent grâce aux sons, utilisant des codes qui leur sont propres, se retrouvent confrontées à des sons/bruits environnants qui perturbent cette communication. Conséquence, les oiseaux finissent par migrer vers des endroits plus calmes. Les corvidés (corneille, choucas des tours, geai, pie,…) sont dotés d’un organe particulier au fond de leur trachée : le syrinx qui leur permet de chanter avec une forte intensité.  On observe aujourd’hui des corvidés imiter des bruit de claquement de porte, des bruits de sonnerie de téléphone… Vous imaginez bien le désordre que cela crée !

Les oiseaux ne sont pas les seuls à en pâtir. Les messages des amphibiens (grenouilles, tritons…) sont mal ou non perçus par leurs congénères ce qui entraine une chute du taux de reproduction et une augmentation du niveau de vigilance.  

Il est plus que nécessaire d’être attentif à notre empreinte sonore dans l’environnement, pas seulement pour nous mais pour toutes ces espèces dont la survie nécessite notre silence !

Et vous, vous vous êtes déjà entendu ?

Sources :
Bruitparif. Fr
https://fr.wikipedia.org/wiki/Syrinx
https://fr.wikipedia.org/wiki/Corvidae
https://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/05/04/le-bruit-de-l-homme-affecte-les-especes-jusque-dans-les-aires-protegees_5122479_1652692.html